Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)

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"L'heure la mieux employée de notre vie est celle où nous aimons le plus Jésus." "L'adoration du Saint-Sacrement est le repos, le rafraichissement, la joie" (à Mme Bondy, 19 janvier 1903) "Adorer la sainte Hostie, ce devrait être le fond de la vie de tout humain." Suzanne Perret, le 15 décembre 1904)

 

"Quelle joie immense, mon Dieu. Passer plus de quinze heures en ayant rien d'autre à faire que de te regarder et te dire : 'Seigneur je t'aime !' Oh, quelle douce joie ! "

 

"Je suis dans la maison de Nazareth, entre Marie et Joseph, serré comme un petit frère contre mon Frère aîné Jésus, nuit et jour présent dans la Sainte Hostie".

 

"De son tabernacle, Jésus rayonnera sur ces contrées et attirera à Lui des adorateurs… Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n’en fait pas, la présence du Saint-Sacrement en fait certainement beaucoup : Jésus ne peut être en un lieu sans rayonner."

 

« Cœur Sacré de Jésus, merci de ce premier tabernacle en pays touareg. Cœur Sacré de Jésus, rayonnez du fond de ce tabernacle sur ce peuple qui vous adore sans vous connaître. Eclairez, dirigez, sauvez ces âmes que vous aimez» (Diaire, 8 juillet 1903). "Coeur Sacré de Jésus, Merci de vous exposer à nos yeux, de vous donner à nous, de nous faire le don infini de votre présence, dans votre Sainte Hostie, sur le Saint Autel. Merci de vous donner, de vous présenter, de rester avec nous ainsi tout le jour, toute la nuit, à toute heure, toute notre vie, transformant notre vie, en une vie toute divine. Merci Coeur Sacré de Jésus de cet excès de bonté, de cet excès de bonheur !"

 

Par cette présence de notre Seigneur toujours exposé dans la Sainte Hostie, les peuples environnants sont merveilleusement sanctifiés...

 

"Dans la Sainte Eucharistie, - c’est aussi le sens de l’adoration perpétuelle -, nous entrons dans ce mouvement de l’amour d’où découle tout progrès intérieur et toute fécondité apostolique : " Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes" (Jn 12, 32). (Jean-Paul II à Montmartre) Bien qu'il n'y ait pas eu de fruits visibles du vivant de Charles, après sa mort, plus de cent familles spirituelles fleuriront de part le monde, trouvant dans le témoignage de Charles leur inspiration... Voilà la fécondité eucharistique. En se mettant à l'école de Charles de Foucauld, entrons dans cette pauvreté où nous conduit l'Eucharistie. Lui qui est riche, se fait pauvre dans l'Eucharistie, pour nous revêtir de sa gloire et nous enrichir de sa grâce chaque fois que nous allons à lui dans l'adoration...

 


files/saints/foucauld-montmartre.gif"Vous me dites que je serai heureux, heureux du vrai bonheur, heureux au dernier jour… que tout misérable que je sois, je suis un palmier planté au bord des eaux vives, des eaux vives de la volonté divine, de l'amour divin, de la grâce… et que je donnerai du fruit en mon temps. Je me sens sans fruit : je suis converti depuis onze ans, qu'ai-je fait ? Quelles étaient les œuvres des saints et quelles sont les miennes ? Je me vois les mains vides de bien. Vous daignez me consoler. Vous daignez me consoler :... tu porteras du fruit en ton temps, me dites-vous… Quel est ce temps ? Notre temps à tous, c'est l'heure du jugement : Vous me promettez que si je persiste dans la bonne volonté et le combat, si pauvre que je me voie, j'aurai des fruits à cette dernière heure… Et vous ajoutez : tu seras un bel arbre à feuilles éternelles vertes, et toutes tes œuvres auront une fin prospère, toutes rapporteront leur fruit pour l'éternité. Mon Dieu, que Vous êtes bon, que Vous êtes divinement consolant".

 

"Voici la fête du Sacré-Cœur qui approche, grande fête pour vous et pour moi, toujours, mais surtout cette année : avoir pu élever une chapelle en l'honneur du Sacré-Cœur, quelle grâce! Maintenant, il faut Lui élever un édifice spirituel autrement grand, autrement durable, un ordre de moines qui L'adorent nuit et jour dans la sainte Hostie exposée, étendent Sa présence, la multiplient et, au lieu d'un humble oratoire à Beni-Abbès,en élèvent un grand nombre d'où la sainte Eucharistie et le divin Cœur rayonnent, lumière du monde, sur beaucoup de régions infidèles, pendant des siècles. Ce bien immense, infini, divin, de la sainte Hostie perpétuée et multipliée, en une longue série de temps et de lieux, avec son rayonnement de grâces pour le monde et de gloire pour Dieu, est désormais entre mes mains: par la bouche de ses représentants, Jésus m 'a donné toutes les autorisations: il ne manque que moi, que ma conversion. Obtenez-la du Sacré-Cœur ! » (lettre à Mme de Bondy, 12 mai 1902).

 

Sa règle précise qu’il s’agira « d’évangéliser non par la parole, mais par la présence du Saint-Sacrement » (lettre au Compte Henri de Castries, 23 juin 1901).

 

"Aucun peuple ne me semblant plus abandonné que ceux-ci, j'ai sollicité et obtenu du Très Révérend Préfet apostolique du Sahara la permission de m'établir dans le Sahara algérien et d'y mener, dans la solitude, la clôture et le silence, dans le travail des mains et la sainte pauvreté, seul ou avec quelques prêtres ou laïcs, frères en Jésus, dans l'Adoration perpétuelle du Très Saint-Sacrement exposé, si le bon Dieu donne quelques Frères, une vie aussi conforme qu'on pourrait à la vie cachée du bien-aimé Jésus à Nazareth" (lettre à Mgr Caron, 1905).

 

Il va dans le Sahara pour "faire le plus de bien qu'on puisse faire actuellement au populations musulmanes si nombreuses et si délaissées, en apportant au milieu d'elles Jésus dans le Très Saint-Sacrement, comme la Très Sainte Vierge sanctifia Jean-Baptiste en apportant auprès de lui Jésus(lettre à Mme de Bondy, le 9 septembre 1901).

 

Charles était certain dans la foi, que la présence de l’Eucharistie au milieu de cette terre musulmane, au milieu de tout groupe humain, a une puissance de sanctification, secrète et comme indépendante de la volonté et de l’attention du groupe. Il écrit : "Je ne crois pas leur faire le plus grand bien (aux infidèles) que celui de leur apporter, comme Marie dans la maison de Jean lors de la Visitation, Jésus, le bien de biens, le sanctificateur suprême, Jésus, qui sera toujours présent parmi eux dans le Tabernacle… Jésus s’offrant chaque jour sur le saint autel pour leur conversion, Jésus les bénissant chaque soir au salut  : c’est là le bien des biens, notre Tout, Jésus".

 

« Nous voici aux portes de l'éternité. On s'y croit presque ici, en regardant ces deux infinis du grand ciel et du désert: vous qui aimez à voir se coucher le soleil qui en descendant chante la paix et la sérénité éternelles, vous aimeriez à regarder le ciel et les grands horizons de cette petite Fraternité. Mais le mieux, le vrai infini, la vraie paix est aux pieds du divin Tabernacle. Là, ce n’est plus en image, mais en réalité qu’est tout notre bien, notre amour, notre vie, notre tout, notre paix, notre béatitude : là est tout notre cœur et toute notre âme, notre temps et notre éternité, notre Tout. » (à Mme de Bondy, le 4 février 1903).

 

"Je tache de faire au jour le jour la volonté de Jésus et suis dans une grande paix intérieure. Ne vous tourmentez pas de me voir seul, sans ami, sans secours spirituel : je ne souffre en rien de cette solitude, je la trouve très douce : j'ai le Saint-Sacrement, le meilleur des amis à qui parler jour et nuit..." (à Mme de Bondy, 16 décembre 1905).

 

"Les voyages de notre âme vers le bon Dieu sont plus lointains que tous ceux de l'Océan, et tandis que les découvertes des marins sont limitées, comme ce globe, les découvertes de l'âme qui par l'oraison s'élève vers Dieu sont sans limites, car Dieu est infini. ... Et les découvertes y sont toujours délicieuses, car tout ce qu'on entrevoit de Dieu est divinement beau. ... Il y a plus de mystère dans le petit Tabernacle que dans le fond des mers et la surface des terres, et il y a plus de beauté que dans la création entière...

 

"Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la sainte Eucharistie, vous êtes là, à un mètre de moi, dans ce tabernacle! Votre corps, votre âme, votre humanité, votre divinité, votre être tout entier est là, dans sa double nature ; que vous êtes près, mon Dieu, mon Sauveur, mon Jésus, mon Frère, mon Sauveur, mon Epoux, mon Bien-Aimé..."

 

"Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge, pendant les neuf mois qu'elle vous porta dans son sein, que vous l'êtes de moi quand vous venez sur ma langue dans la communion !"

 

"Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge et de saint Joseph dans la grotte de Bethléem, dans la maison de Nazareth, dans la fuite en Egypte, pendant tous les instants de cette divine vie de famille, que vous l'êtes de moi en ce moment et si, si souvent, dans ce tabernacle !"

 

"Sainte Madeleine n'était pas plus près de vous, assise à vos pieds à Béthanie que je le suis, au pied de cet autel ! Vous n'étiez pas plus près de vos Apôtres quand vous étiez assis au milieu d'eux, que vous êtes près de moi maintenant mon Dieu!..."

 

"Mon Créateur, mon Père, mon Bien-Aimé, Vous qui êtes là, à trois mètres de moi, sous l'apparence de cette Hostie, Vous êtes la beauté suprême; toute beauté créée, beauté de la nature, du ciel au coucher de soleil, de la mer unie comme une glace sous un ciel bleu, des forêts sombres, des jardins fleuris, des montagnes, des grands horizons, des déserts, des neiges et des glaciers, beauté d'une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d'une belle action, d'une' belle vie, d'une grande âme, toutes ces beautés ne sont que le plus pâle reflet de la Vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde, n'est que le plus pauvre, le plus humble reflet de votre beauté infinie!... Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de Votre présence, de Votre présence en moi et autour de moi... et, en même temps, cet amour craintif qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément, et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée, sans pouvoir détacher d'elle les yeux, avec un grand désir et une volonté de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui déplaise ou lui fasse du mal... En Vous, par Vous et pour Vous. Amen" (notes à Nazareth, 1897).

 

"En vous donnant ma présence dans le Tabernacle jusqu'à la fin des siècles, je vous fais un don infini... mais je vous en fais deux autres infinis aussi. Je me donne à vous en second lieu, pour être votre nourriture, et en troisième lieu, pour être offert pour vous en sacrifice à mon Père" (Charles de Foucauld, pendant une retraite...)

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Réglement des petits frères du Sacré-Coeur de Jésus

Lettre à Suzanne Perret sur ses projets de fraternités