Catherine de Bar - Mère Mechtilde du Saint Sacrement (1614-1698)

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« Il est intéressant de dire en quelle circonstance les quatre donatrices furent amenées à jeter les bases de l’institut de l'Adoration perpétuelle. Se trouvant chez Madame de Boves, la Mère Mechtilde y vit un tableau représentant une cérémonie païenne, où des prêtres et prêtresses adoraient une idole en tenant un flambeau à la main, et des vestales entretenaient le feu sacré. Saisie, en présence de cette toile, d'une profonde émotion, la vénérable Mère ne put se retenir de dire à la marquise : « Madame, les idolâtres seront un jour notre condamnation et celle des chrétiens qui, dans les églises, ont si peu de respect pour le Très Saint-Sacrement. Hé ! que ne faisons-nous pour Dieu ce que ces païens faisaient pour leurs fausses divinités! Pourquoi, dans sa maison où continuellement il habite, ne serait-il pas continuellement adoré ? Pourquoi les vierges de la terre ne chanteraient-elles pas perpétuellement le cantique des anges devant ses autels ? Pourquoi les sentinelles d'Israël ne veilleraient-elles pas jour et nuit, sans jamais se lasser, autour du trône du Salomon de la loi nouvelle ? ».

 

files/saints/tableau.jpg« Badonviller est livré au pillage; les cris des soldats retentissent. Bientôt le bruit de leurs bottes et le cliquetis des armes résonnent dans l'escalier. Un monstre à face humaine les conduit. De son large talon, il frappe à coups redoublés contre la porte, qui tombe fracassée à l'intérieur de la salle. Mais du contrecoup, le malheureux est renversé, tandis qu'une force invisible retient ses compagnons sur le seuil. La vue de ces quarante religieuses, prosternées devant la Sainte Hostie, plus semblables dans leur immobilité à des statues qu'à des créatures humaines, leur impose. Aucun n'ose s'avancer. Saisis d'une subite terreur, ils reculent et s'enfuient en désordre. A peine remises de leur effroi, barricadées pour plus de sûreté, ces pieuses filles apprennent l'arrivée du général Briegfeld. On le connaît comme un luthérien fanatique, un homme violent qu'il faut craindre. Il se présente à la porte du sanctuaire improvisé. On lui ouvre ; toutes les religieuses à genoux, le voile baissé, sont prosternées dans la prière. D'un ton impérieux, il leur ordonne de lever leurs voiles ; elles s'en excusent ; il réitère son ordre avec colère. La Mère Saint-Jean obéit la première. A la vue de ce visage tout empreint de noblesse et rayonnant de vertu, le courroux du barbare tombe, sa voix s'adoucit; il prie les Sœurs de se relever, les rassure et leur promet protection. Il tint parole, et durant son séjour à Badonviller, il leur envoya des vivres en telle abondance que le superflu permit de soulager les pauvres. C'est ainsi que ces saintes filles, grâce à la Providence et au sang-froid de leur jeune supérieure, trouvèrent la vie où, selon toutes les apparences, elles devaient trouver la mort.

 

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ACTE D’OBLATION A JESUS DANS LA DIVINE EUCHARISTIE

 

Loué et adoré soit à jamais le Très Saint Sacrement de l’Autel !

 

Divin et adorable Jésus,

je vous adore et vous contemple dans ce mystère d’Amour,

comme Hostie sainte et sacrée,

qui porte et efface les péchés du monde,

et qui est immolé par Vous- même

pour la gloire de Dieu et pour la salut des hommes.

J’apprends de votre Apôtre

Que vous désirez que nous soyons tous

des Hosties vivantes, saintes et dignes d’être sacrifiées avec vous

à la Gloire de Votre Divin Père.

O mon Sauveur,

En l’honneur et union de l’Oblation et Sacrifice

Que vous faites de Vous-même à votre Père

Je m’offre à Vous

Pour être à jamais hostie de votre aimable Volonté.

Consommez-moi entièrement dans le feu de votre Divin Amour,

Et faites en sorte que désormais

toute ma vie soit un sacrifice continuel

de louange, de gloire et d’amour.