Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

Grâce de l'imitation

 

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Tout le fruit de notre travail dépend de la prière (SK 379). La valeur de chaque Niepokalanów dépend uniquement et exclusivement de la vie de prière, de la vie intérieure, de notre rapprochement personnel avec l'Immaculée et, à travers Elle, avec le Coeur de Jésus (SK 925).

 

L’amour de Jésus dans le Très Saint-Sacrement est au-dessus de toute chose. Il est tout pour  nous. Jésus au Saint-Sacrement est ‘le premier frère et l’époux des âmes, présent dans l’Eucharistie ; il nous fait frères, il réchauffe nos cœurs d’amour mutuel.’

 

La prière est un moyen méconnu, et pourtant le plus efficace pour rétablir la paix dans les âmes, pour leur donner le bonheur, puisqu'elle sert à les rapprocher de l'amour de Dieu (SK 903).

 

L'activité la plus importante, à savoir la prière, est en plein développement. Aux pratiques précédentes, on a ajouté l'adoration perpétuelle du Très Saint-Sacrement. Au début deux frères à tour de rôle, puis quatre et maintenant six frères se relaient tout le jour pendant une demi-heure; et ainsi, durant la journée entière, s'écoule de façon ininterrompue un torrent de prière, la plus grande puissance de l'univers, capable de nous transformer nous-mêmes et de changer la face du monde (SK 895).

 

'En venant dans la chapelle, nous gagnons pour nous-mêmes et pour les autres beaucoup de grâces, surtout si toute notre journée est donnée à l’adoration du Saint-Sacrement. Par cette adoration, énormément de bien est fait.’ En 1920, le Père Maximilien prit la résolution de visiter le Saint-Sacrement trente fois par jour. Le père Pal, un de ses collègues et contemporains, disait qu’il était facile de le trouver et de savoir ce qu’il faisait, car il était toujours dans la chapelle d’adoration.

 


Qui aurait osé supposer que Toi, ô Dieu infini, éternel, Tu m'aies aimé depuis des siècles, et même avant les siècles? Car Tu m'aimes dès le moment où Tu existes comme Dieu; Tu m'as donc aimé et Tu m'aimeras toujours! Alors que je n'existais pas encore, Tu m'aimais déjà, et précisément parce que Tu m'aimais, ô Dieu de bonté, Tu m'as appelé du néant à l'existence! Pour moi, Tu as créé les cieux constellés d’étoiles, pour moi, la terre, les mers, les montagnes, les fleuves et tant, tant de belles choses sur la terre…

 

Mais cela ne suffisait pas: pour me montrer de près que Tu m'aimais d'une si grande tendresse, Tu es descendu des plus pures délices du paradis sur cette terre contaminée et remplie de larmes; Tu as vécu dans la pauvreté, les peines et les souffrances; et finalement, méprisé et raillé, Tu as voulu être suspendu sur un gibet infime parmi les tourments et entre deux bandits... O Dieu d'amour, Tu m'as racheté d'une façon terrible mais magnanime ! Qui aurait osé supposer?

 

Mais Tu ne t'es pas contenté de cela. En voyant que passeraient au moins dix-neuf siècles après ces preuves éclatantes de ton amour et que j'apparaîtrais seulement maintenant sur cette terre, Tu as voulu veiller même à cela! Ton Coeur n'a pas consenti à ce que je doive me nourrir uniquement des souvenirs de ton amour sans mesure. Tu es resté sur cette pauvre terre dans le très saint et très admirable Sacrement de l'autel.

 

Qu'est-ce que Tu aurais pu encore me donner, ô Dieu, après t'être déjà offert à moi en propriété? Ton Coeur brûlant d'amour pour moi T'a encore suggéré un autre don, oui, un autre don encore! Tu nous as demandé de devenir comme des enfants si nous voulons entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3). Tu sais bien qu'un enfant a besoin d'une mère: c'est Toi-même qui as établi cette loi d'amour. Dans ta bonté et ta miséricorde, Tu as donc créé pour nous une Mère qui est la personnification de ta bonté et de ton amour infini; et du haut de la croix sur le Golgotha, Tu nous l’as offerte, et Tu nous as offerts à Elle... Tu as aussi décidé ô Dieu qui nous aimes, de nous La donner comme Dispensatrice toute-puissante et Médiatrice de toutes les grâces: Tu ne Lui refuses rien, et Elle-même ne saurait rien refuser à qui que ce soit... Qui donc pourrait encore se damner? Qui n'atteindrait pas le paradis? (SK 1145).